Psaume janvier

Introduction :

Le livre des Psaumes (ספר תהילים  Sefer Tehillim en hébreu,), aussi appelé Psautier, est un livre de la Bible. Il est le premier de la section des Ketouvim, selon le canon de la Bible hébraïque.

Les Ketouvim (en hébreu כתובים)  forment la troisième et dernière partie du Tanakh (Bible hébraïque), après la Torah (Pentateuque) et les Nevi’im (Prophètes).

On traduit souvent Ketouvim par le terme Autres Écrits en français, le mot כתובים signifiant littéralement « écrits ».

Dans la liturgie, on les nomme parfois kitveï kodesh (« écrits saints » ou « de sainteté »).

Le mot « psaume » vient du grec ψαλμός (psalmos) qui désigne un air joué sur le psaltérion.

psaumes

Le  PSAUTIER :

Le livre des Psaumes, tel qu’il figure au canon des Écritures, comprend 150 poèmes.

Il a pour titre, en hébreu Sépher tehillim, c’est-à-dire : « livre de louanges », dans les LXX : Psalmoi, que la Vulgate s’est contentée de transcrire « Liber psalmorum », c’est-à-dire : « livre de poèmes faits pour être chantés avec accompagnement d’un instrument à cordes ». Et c’est le sens du terme français « Psaume », calqué sur les mots grec et latin.

psaumes division

 

NUMÉROTATION :

Le texte original et les versions ont le même nombre de psaumes : 150. Mais, par suite de certaines coupures effectuées différemment (he coupe indûment le psaume alphabétique 9; LXX et vulg réunissent 114 et 115 he; LXX et Vulg coupent en deux 116 et 147 he), le numéro d’ordre des poèmes n’est pas le même dans la Vulgate et dans l’hébreu.

Voici, sur deux colonnes, les deux numérotations :

psaume numerotation

TITRES :

La plupart des psaumes (115 dans l’hébreu, beaucoup plus dans les LXX et la Vulgate) sont pourvus de titres, qui fournissent certains renseignements dont la nature et la valeur sont presque toujours difficiles à déterminer.

On s’accorde à leur refuser le privilège de l’inspiration.

 

LES DIVERS TYPES DE PSAUMES :

Un simple regard jeté sur les premières pages du psautier suffit à faire prendre conscience de la variété des thèmes qui ont inspiré « le psalmiste ».

 

Certes, y avait pas en Israël de canon rigide et absolu, comme en a connu par exemple la littérature française du « grand siècle ». Mais, en dépit de cette liberté, il est possible – et même désirable – de grouper les 150 poèmes en familles spirituelles et littéraires présentant assez de caractères communs pour se distinguer les unes des autres. On a proposé plusieurs classifications, toutes défectueuses en plusieurs points, mais néanmoins solides et éclairantes.

 

 

DATE ET AUTEUR DES PSAUMES :

La tradition affirme que David est l’auteur des psaumes parce qu’il était  « rouge » et qu’il avait de « beaux yeux » !

 

En même temps, les exégètes disent que si les psaumes les plus anciens remontent à l’époque du premier Temple (vers 1000 av. J.-C.), certains psaumes peuvent avoir été composés à l’époque des Macchabées (environ 100 av. J.-C.). Ce qui exclut la réalité historique de David, auteur de tous les psaumes, car David n’a pas vécu durant neuf cents ans!

 

En tout état de cause, il reste que le Saint-Esprit a permis que le nom de David soit indissociable des psaumes (soixante-treize psaumes sont dits « de David » dans la Bible hébraïque et quatre-vingt-trois dans la Bible des Septante), à cause de l’expérience personnelle de ce grand roi d’Israël, de ses talents, de son nom: David signifie en effet « le bien-aimé ».

Or, il est évident que des prières telles que les psaumes ont été composées par des hommes qui ont reconnu l’amour du Seigneur dans leur vie et qui y ont cru, comme le dira beaucoup plus tard l’apôtre Jean :

« Nous avons reconnu l’amour que Dieu a pour nous, et nous y avons cru. » 1Jn 4,16

Tel est le cas de David. Il a vu le Dieu d’amour à l’oeuvre dans sa vie : Ps 103

Le Seigneur est tendresse et pitié

Lent à la colère et plein d’amour…

Comme est  la hauteur des cieux sur la terre

Puissant est son amour pour qui le craint.

 

DAVID :

Après avoir fait défiler devant lui les sept fils de Jessé, le prophète se trouve en présence du benjamin de la famille, dont le texte nous dit :

« Jessé l’envoya chercher: il était rouge et avait de beaux yeux. » 1 S 16,2

La couleur rouge annonce un homme sanguinaire, semblable à Caïn qui versa le sang de son frère et à Ésaü qui était roux, aimait la soupe rouge, aurait bien voulu tuer son frère Jacob, et qui, pour cette raison, reçut le surnom d’Édom, c’est-à-dire « le Rouge » :

Ésaü dit à Jacob : « Laisse-moi avaler cette soupe rouge, la rouge qui est là; je suis épuisé. » C’est pourquoi on l’a appelé Édom. Gn 25, 30

Le prophète Samuel, mis en présence de ce huitième fils de Jessé qui était « rouge », ne sait que penser! Le midrash nous dit :

La première fois que Samuel aperçut David, il s’inquiéta en se disant:

« Ce rouquin est un tueur sanguinaire comme Ésaü ! » Mais le Saint, béni soit-Il, apaisa la frayeur de Samuel :

« Non! Celui-ci est différent parce qu’il a de beaux yeux . »

Les « beaux yeux » sont les yeux qui se tournent vers le Seigneur, selon qu’il est écrit : Ps 123,1

Vers toi, j’ai les yeux levés

Vers toi qui te tiens au ciel.

C’est pourquoi les beaux yeux de David rachètent, d’une certaine manière, la couleur rouge de sa tête. Le roi David, à travers la prière des psaumes, va nous enseigner comment « lever les yeux » pour sortir du monde du péché (la couleur rouge), et nous laisser toucher par la miséricorde et la tendresse de Dieu. Les psaumes ne sont pas le reflet d’un monde parfait où tout le monde fait le bien sous le regard de Dieu, ils sont le fruit de l’expérience de celui qui connaît le péché et croit en la puissance de salut de son Dieu.

Le Livre des Psaumes, en effet, nous propose de prendre en compte tout l’univers du péché et ses conséquences, pour les transformer en louanges en les présentant devant Dieu. Il nous enseigne comment « lever les yeux » pour attendre son pardon, son secours, sa force de salut. On comprend aussitôt que l’ennemi qu’il faut à tout prix écraser, ce n’est pas un homme mais bien le mal et le péché sous toutes ses formes, selon la parole de l’apôtre Paul dans son Épître aux Éphésiens.

LE NOUVEAU TESTAMENT :

Le Livre des Psaumes est le livre de l’Ancien Testament le plus cité dans le Nouveau Testament, comme pour nous signifier que ces prières sont d’émouvantes prophéties concernant la vie, la mort et la résurrection de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

D’autre part, nous savons que la Parole de Dieu ne peut se contredire et qu’il faut la prendre dans son ensemble, de la Genèse à l’Apocalypse, pour bien la comprendre. La solution de facilité qui est souvent choisie pour éluder les problèmes de langage est d’omettre volontairement certains passages au lieu de creuser pour en découvrir le sens.

Dans le même temps, nous affirmons à juste titre qu’il faut aimer tous les hommes, et que Jésus lui-même nous a demandé d’aimer nos ennemis et de faire du bien à ceux qui nous persécutent (cf. Mt 5, 44).

Pour un chrétien, la réponse essentielle face à ce problème est que Jésus a intégralement prié les psaumes, sans en omettre un iod, en bon juif qu’il était ; il est mort en priant les psaumes, or en Lui réside la plénitude de la divinité, en lui point de ténèbres, point de haine, point de violence. Il a fait sienne la prière des psaumes.