Pradettes

pradettesLe domaine de Pradettes apparaît dans les documents en 1034 puis 1095. Le comte de  Foix Roger II en fit don à la vicomtesse Ermengarde de Carcassonne, afin de subvenir aux frais de la croisade en Terre Sainte. Vers 1230, il passa dans le temporel de l’abbaye de Boulbonne, puis dans les biens des Lévis-Mirepoix, puis Lévis- Léran jusqu’en 1789 . 1296 est la première mention connue de l’église, qui était située au N.O. de l’actuel village, au « Soula de St. Jean »,emplacement  probable du premier village. Le 22 février 1318, le pape Jean XXII modifia les frontières du diocèse de Pamiers, y adjoignant :  Pradettes, Limbrassac, Senesse-de-Sénabugue, St. Pastou et le prieuré de St. Cristaud avec les églises de Dun. La mense épiscopale fut alors grossie de la rente de Pradettes. Mais le pape conserva les anciens maîtres dans leurs droits de patronat, ainsi que la suzeraineté à l’archevêque de Toulouse, dont Pradettes dépendait avant la création du diocèse de Pamiers, en 1295. De l’ancienne église paroissiale il ne reste plus trace. Elle est portée ruinée sur la carte du diocèse de 1781. Le cadastre a gardé l’appellation : « Eglise Vieille ». La nouvelle église paroissiale, du même vocable que l’ancienne, fut construite ici en 1769, sur la volonté de Raymond Périlhou. Durant quatre années, les habitants y contribuèrent aussi de leurs deniers. De 1786 à 1789, François Tisseyre y fut curé à poste fixe. La sacristie s’écroula en 1976, l’église abandonnée, tombait en ruine. Lorsqu’en 1980, sur l’initiative de la famille Guivartch’, un petit groupe de six jeunes filles commença la première restauration. Au total, plus de cent jeunes bénévoles ont poursuivi le travail, de 1982 à 1988 . La reconstruction de la sacristie fut faite à l’identique sur photo, après que le dallage eût été retrouvé. Cette même année, les « Amis de la Chapelle » ont financé l’électrification de la cloche gothique, qui est celle de l’ancienne l’église, à l’aide des gains de l’inauguration fêtée à l’issue des travaux. La toiture fut refaite en 1992, grâce à la généreuse participation financière du Secours Catholique de l’Ariège et de prêts de matériels de la part de sympathiques entrepreneurs du pays. La commune paya l’installation électrique, la peinture et les gemmaux des fenêtres.