Mgr Robert Hugh Benson

Mgr Robert Hugh Benson

1871-1914

Au début du siècle dernier un auteur catholique anglais, Robert Benson, dans son romanLe maître de la terre prédit la disparition de la foi chrétienne, non pas à cause d’une persécution sanglante, mais à travers l’humanitarisme. Pour utiliser les mots de Benson, la charité serait remplacée par la philanthropie et la foi aurait été évincée par la culture. Le Mal se cache derrière l’idéologie pacifiste et progressiste.

Robert Hugh Benson (1871-1914) est un personnage extraordinaire.
Catholique converti de l’anglicanisme, il était le quatrième fils de l’archevêque de Canterbury. Animé par un zèle sincère pour Dieu, il chercha dans la Communion anglicane une vie religieuse qui aurait satisfait son désir de faire la volonté de Dieu. Il entra dans la Communauté de la Résurrection et fut ordonné prêtre anglican en 1901. Mais en poursuivant ses études, il se trouva insatisfait de la position doctrinale de la Communion anglicane, et prit la décision d’embrasser la foi catholique. Il fut ordonné prêtre catholique en 1904. En 1907, il a écrit un roman extraordinaire, Le Maître de la Terre. C’est un livre incroyablement actuel, parce qu’il décrit le monde d’aujourd’hui, avec ses réalités et ses hypothèses inquiétantes. Lire aujourd’hui Le Maître de la Terre donne des frissons.

Communications instantanées à travers le monde, autoroutes à quatre voies. Transports aériens et souterrains. Lumière artificielle. Euthanasie légalisée et assistée. Un Parlement européen. Attentats en chaîne, avec des kamikazes. L’effondrement du géant russe. La menace (déjouée) d’une guerre mondiale avec des affrontements entre l’Amérique, la Russie et la Chine. Un pape du nom de Jean, après cinq siècles. La crise des religions, avec la promotion d’une nouvelle religion universelle, genre New Age. Des prêtres qui quittent le ministère. Des laïcs consacrés qui oeuvrent dans le monde sans uniformes ni insignes. La menace d’un «Big Brother» voué à gouverner à l’échelle globale . Tout cela est décrit dans le roman.
Le grand philosophe Augusto Del Noce (1910-1989), lors de la parution de la première édition – on en est aujourd’hui à la seizième – en italien a écrit: « Dire que pour les catholiques, la chose qui est le plus à craindre est « la force immense que peut exercer l’humanitarisme », avec le remplacement de la charité par la philanthropie et de l’espoir par la satisfaction, et conduire un livre entier sur la base de cette idée est apparu dans les années suivantes comme une sorte de paradoxe….

(www.nwo.it/anticristo_umano.html )