Livre prophétique de Richard Benson « le Maître de la Terre » écrit en 1906

Dans « Le Maître de la Terre », œuvre du Père Robert-Hugh Benson (fils de l’archevêque anglican de Canterbury, pasteur anglican devenu catholique puis prêtre – né en 1871 et mort en octobre 1914), l’auteur imagine une société moderne.

C’est un livre de « science-fiction » qui se situe vers le XXIème siècle.

L’auteur parle de la « religion de l’Humanité » qui a pris la place du catholicisme (qui a perdu de plus en plus d’ « adhérents » à la clôture du Concile en 1940, après en avoir attiré beaucoup dans un premier temps) et où l’homme est devenu la seule référence, sans plus aucune transcendance vers son Créateur. Le matérialisme donc… L’ensemble de la planète a aboli progressivement tous les états nations et est désormais dirigé par un certain Felsenburgh qui a d’abord été nommé président de l’Europe.  Nous sommes dans un état-providence, version communisme-socialisme universel décrit comme une période d’opulence et de bonheur à tous les étages, où la paix universelle s’est installée et où tous les peuples s’entendent entre eux et vivent désormais sans frontières et différences, et où les grands maîtres des loges maçonniques ne sont pas non plus absents.  Le gouvernement prévoit tout de la naissance à la mort des individus. Le malthusianisme, l’euthanasie, le suicide (auto-sacrifice à l’ « humanité divinisée ») sont la normalité.  L’Église avec quelques prêtres fidèles à la doctrine intégrale et non pas ralliés au monde, sont les seuls opposants à une dictature « douce » dans le sens que les gens n’ont même plus la capacité de réfléchir par eux-mêmes et de se rendre compte qu’ils sont manipulés. Ils ont perdu leur libre arbitre pour accepter ou refuser un salut pour l’éternité. C’est le matérialisme intégral et la servitude qu’il entraîne ! Sûrement pas, donc, une bannière que le communisme aurait volée au christianisme (comme l’a dit le pape François récemment à Franca Giansoldati), mais bien tout l’opposé !