Le dimanche des Rameaux

ledimancheLa commémoration de l’entrée du Seigneur à Jérusalem se fait, depuis l’Antiquité, par une procession solennelle : les chrétiens y célèbrent cet événement, en reprenant les acclamations et les gestes des enfants des Hébreux, qui allèrent au devant du Seigneur en chantant Hosanna.

La procession doit être unique et doit toujours avoir lieu avant la messe qui connaît la plus grande affluence de peuple, même si c’est la messe du soir, soit du samedi, soit du dimanche.

« La couleur rouge est employée le dimanche de la Passion et le Vendredi saint, le dimanche de Pentecôte, aux célébrations de la Passion du Seigneur, aux fêtes de la naissance [au Ciel] des Apôtres et des Évangélistes, et aux célébrations des saints Martyrs. » PGMR (346)

Le récit de la Passion se fait avec une particulière solennité. Il est à conseiller de le chanter ou de le proclamer de la manière traditionnelle, c’est-à-dire par trois personnes qui tiennent le rôle du Christ, celui de l’évangéliste et celui de la foule. La Passion doit être proclamée par des diacres, ou à défaut par des prêtres. S’il n’y a ni diacre ni prêtre, elle sera proclamée par des lecteurs, et en ce cas le rôle du Christ doit être réservé au prêtre célébrant.

La proclamation de la Passion se fait sans luminaire ni encens, sans salutation ni signation du livre ; seuls les diacres viennent demander la bénédiction du prêtre avant de commencer la lecture, comme d’habitude pour l’Evangile.

Six jours avant la Pâque juive, Jésus retourne à Jérusalem. La foule a tapissé le sol de Rameaux verts pour acclamer Jésus lors de son entrée dans la ville.

C’est en mémoire de ce jour que les catholiques portent des rameaux (de buis, oliviers, lauriers ou palmiers, selon les régions. Ces rameaux, une fois bénis, sont tenus en main par les fidèles qui se mettent en marche, en procession : marche vers Pâques du peuple de Dieu à la suite du Christ.

Le dimanche qui précède la fête de Pâques, appelé « dimanche des Rameaux et de la Passion », l’Église célèbre solennellement, avant la messe, l’entrée messianique du Seigneur à Jérusalem, telle que les quatre évangiles la rapportent : « La foule nombreuse venue pour la fête apprit que Jésus venait à Jérusalem ; ils prirent les rameaux des palmiers et sortirent à sa rencontre et ils criaient : Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Jn 12, 12-13).

Ces paroles sont chantées comme Antienne d’ouverture au lieu, différent de l’église, où les fidèles se sont réunis : après une brève allocution, le célébrant bénit les rameaux (en Occident, il s’agit ordinairement non de palmes, mais de buis ou de lauriers) ; le diacre ou, à son défaut, un prêtre, lit le récit évangélique de l’entrée messianique de Jésus et l’on se rend en procession jusqu’à l’église.
La messe de la Passion commence alors par la Prière d’ouverture. La tradition chrétienne veut que l’on emporte, après la messe, les rameaux bénits, pour en orner les croix dans les maisons : geste de vénération et de confiance envers le Crucifié.

Source : Dom Robert Le Gall – Dictionnaire de Liturgie