La route du Carême

la route du caremeNOUS AVONS COMMENCÉ la route du Carême en nous couvrant de cendre, signe de notre fragilité, en vue d’être revêtus, la nuit de Pâques, de la lumière de la résurrection, signe de notre victoire.  Nous avons pris la prière comme moteur de notre avancée – car le fruit de la prière c’est la foi – afin de recevoir, la nuit de Pâques, la parole de vie, qui nous met en présence de Dieu faisant alliance avec nous. Nous avons fait de l ‘ aumône la caractéristique de cette marche – car la foi sans l’engagement de l’amour est morte – pour être renouvelés, la nuit de Pâques, par l’eau baptismale, source de toute fraternité. Nous avons fait du jeûne un acte de liberté pour alléger notre pas – car l’oubli de soi rend l’amour plus fort – en vue de partager, la nuit de Pâques, le repas pascal, banquet des fils de Dieu. La croix, qui apparaît sur ce chemin, féconde les trois moyens offerts par la liturgie. La croix signifie l’ acceptation radicale de la volonté de Dieu, l’obéissance fidèle jusqu’au bout. La croix dit la folie de l’amour qui donne sans mesure et se donne pour que l’autre vive. La croix manifeste la liberté du coeur qui décide de manière consciente de se rendre disponible à Dieu et aux autres. La croix se dresse, non comme un mât terrifiant, mais comme un cri d’amour, qui est jeté vers le ciel et qui le déchire pour qu’exultent les serviteurs de Dieu et  que  monte l’acclamation de tout un peuple : Christ est ressuscité !