La grande Veillé de Pâques

la grand veillé de pacquesCette nuit où le Seigneur est ressuscité, nous la passons à veiller ; et la vie où il n’y a plus ni sommeil ni mort, il l’a inaugurée pour nous en son corps, ressuscité des morts pour ne plus mourir et à jamais soustrait au pouvoir de la mort. (…) Si nous avons chanté le Ressuscité en le veillant un peu longuement, il nous donnera de règner avec lui en vivant sans fin. (1) Saint Augustin

http://www.aiderpretres.fr/liturgie/reperes/78-vigile-pascale.html

La célébration annuelle de la mort et de la résurrection du Christ culmine dans la Nuit pascale, « nuit où le Christ, brisant les liens de la mort, s’est relevé, victorieux, des enfers. » Cette assemblée liturgique est, selon le mot de saint Augustin, « la mère de toutes les veillées » : l’Eglise veille dans l’attente de la résurrection du Seigneur et elle la célèbre par les sacrements de l’initiation chrétienne.

La Veillée peut commencer à la nuit tombée ; elle doit être achevée avant le lever du soleil.

La première partie de la Veillée pascale « est faite de gestes et d’actions symboliques qui exigent d’être accomplis avec une ampleur et une noblesse suffisantes pour que leur signification, évoquée par les monitions et les prières liturgiques, soit effectivement perçue par les fidèles.

On préparera dans un endroit approprié, en dehors de l’église autant que possible, un bûcher pour la bénédiction du feu nouveau, dont la flamme soit capable de dissiper les ténèbres à l’entour et d’illuminer la nuit.

On préparera le cierge pascal. Pour la vérité du signe, il doit être fait de cire, nouveau chaque année, unique, d’une grandeur suffisamment remarquable, et jamais un pseudo-cierge, pour qu’il puisse évoquer le Christ, lumière du monde. » (De festis paschalibus n° 82)

« La procession qui conduit le peuple dans l’église est guidée par la seule lumière du cierge pascal. Comme les fils d’Israël étaient guidés de nuit par une colonne de feu, les chrétiens à leur tour suivent le Christ en sa résurrection. (…)

Du cierge pascal, la lumière se répand progressivement aux cierges que tous tiennent en main, les lumières électriques demeurant encore éteintes. » (De festis paschalibus n° 83)
« Le diacre proclame l’Annonce de la Pâque, qui développe dans un grand poème lyrique tout le mystère pascal en l’insérant dans l’ensemble de l’histoire du salut.

En cas de nécessité, à défaut de diacre, et si le prêtre célébrant lui-même n’est pas en mesure de l’exécuter, on confiera l’Annonce de la Pâque à un chantre. » (De festis paschalibus n° 84)
« Les lectures de la Sainte Ecriture constituent la seconde partie de la Veillée. C’est une grande fresque de l’histoire du salut, méditée calmement par les fidèles grâce au chant des psaumes et cantiques bibliques, au silence et aux prières du prêtre. » (De festis paschalibus n° 85)
« Après les lectures de l’Ancien Testament, on chante le Gloria, tandis que sonnent les cloches selon les coutumes locales, et le prêtre dit la collecte : ainsi se fait le passage aux lectures du Nouveau Testament. On lit alors l’exhortation de l’Apôtre sur le baptême qui nous greffe sur le mystère pascal du Christ. » (De festis paschalibus n° 87)

« La proclamation de la Résurrection du Seigneur dans l’Evangile est comme le sommet de toute la liturgie de la Parole. » (De festis paschalibus n° 87)

« La troisième partie de la veillée est la liturgie baptismale. Le lien entre la Pâque du Christ et la nôtre est alors manifesté dans le sacrement. Il ne trouve sa pleine expression que dans les églises où se trouvent des fonts baptismaux, et surtout lorsqu’à ce moment se célèbre l’initiation chrétienne d’adultes, ou du moins des baptêmes d’enfants

Même s’il n’y a pas de baptêmes à célébrer, on doit, dans les églises paroissiales, bénir l’eau baptismale.

Si cette bénédiction n’a pas lieu aux fonts baptismaux mais dans le chœur, on porte ensuite l’eau baptismale au baptistère, où elle sera conservée pendant tout le temps pascal.

Là où il n’y a pas de baptême à célébrer ni de fonts baptismaux, le souvenir du baptême se fera par la bénédiction de l’eau destinée à l’aspersion du peuple. » (De festis paschalibus n° 88)
« La célébration de l’eucharistie est la quatrième partie de la Veillée et son point culminant, car elle est par excellence le sacrement pascal, mémorial du sacrifice de la Croix et présence du Ressuscité, terme de l’initiation chrétienne, anticipation de la Pâque éternelle. » (De festis paschalibus n° 90)
Allez, dans la paix du Christ, alléluia, alléluia.
Le peuple répond :

Nous rendons grâce à Dieu, alléluia, alléluia.
On gardera le chant de l’Alléluia dans ces versets pendant tout l’octave de Pâques et les grandes célébrations du temps pascal, en particulier le dimanche.